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La pollution de l'air

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QU’EST-CE QUE LA POLLUTION DE L’AIR ?

Provenant principalement des 3 millions de véhicules qui traversent Paris quotidiennement, elle est constituée de très nombreux polluants et quantifiée par les quelques indicateurs réglementés suivants :

Dioxyde d’azote (NO2)
Provenant pour deux tiers, à Paris, des émissions d’origine routière, la teneur en dioxyde d’azote est encore deux fois supérieure à la réglementation à proximité du trafic et légèrement supérieure aux objectifs de santé publique pour l’air ambiant. Au total, environ 3,5 millions de franciliens sont exposés à un air dépassant l’objectif de qualité pour ce polluant, essentiellement sur Paris et la petite couronne.

Il contribue aussi au mécanisme qui mène à la formation de l’ozone, polluant secondaire troposphérique.

Ozone (O3)
Bien qu’en haute altitude la couche d’ozone soit vitale pour filtrer les rayons
ultraviolets, l’ozone, au niveau du sol, est néfaste pour la santé de l’homme et pour l’environnement et contribue à l’augmentation de l’effet de serre.
L’ozone est un polluant secondaire issu de la transformation chimique, sous l’action du soleil, des polluants primaires émis par le trafic routier, notamment le NO2, et d’hydrocarbures (vapeurs d’essence, colles, solvants, peintures…) tant d’usage industriel que domestique.

Les teneurs ont quasiment doublé en quinze ans dans l’agglomération parisienne, l’ozone est le principal responsable des pics de pollution en été.

 
Poussières fines (PM 10 et PM2,5)
Ces particules en suspension dans l’air, d’un diamètre moyen inférieur à 10 et 2,5 micromètres, sont toxiques car entrant profondément dans l’appareil respiratoire. Elles peuvent transporter des composés allergisants, irritants, cancérigènes et provoquent de l’asthme et des maladies cardiovasculaires. Elles sont émises en partie par des véhicules Diesel dont la plupart n’ont pas de filtre à particules mais aussi par l’abrasion des pneus, des freins et des revêtements routiers, ainsi que par les incinérateurs, chauffages, climatisations et usines. Elles sont issues également de réactions chimiques de gaz entre eux, de leur remise en suspension dans l’air, puis transportées sur de longues distances. Les teneurs en poussières sont plus importantes à proximité du trafic.

QUELLES SONT LES CONSÉQUENCES DE LA POLLUTION ?

Sur la population
Tout le monde est victime de la pollution locale. Elle porte atteinte à la santé, notamment des populations fragiles ou sensibles, particulièrement des enfants, des personnes âgées ou des malades. Chaque année en Europe, 400 000 personnes meurent prématurément à cause des teneurs en particules.
Des niveaux quotidiens de pollution ont un impact plus important sur la santé que les pics de pollution ponctuels. L’impact de la pollution chronique dûe aux particules serait comparable à celui du tabagisme passif. Néanmoins, lors des pics de pollution, les admissions aux services d’urgence pour problèmes respiratoires augmentent.

Sur l’environnement
La pollution modifie les écosystèmes : la croissance des arbres ralentit, des espèces sensibles régressent ou disparaissent même.
La pollution dégrade la ville : les habitations et les monuments sont noircis par les particules et dégradés par les réactions chimiques acides.
La pollution change le climat : la composition de l’atmosphère est modifiée et certains polluants participent au réchauffement de la planète.